philippe chavaroche

philippe chavaroche

analyse des pratiques, supervisions

Je propose aux établissements deux orientations dans le travail d'analyse des pratiques:

 

 

I/ Analyse des pratiques "cliniques"

 

1/ Objectif :

Aider les professionnels mieux comprendre les modes de fonctionnement psychopathologiques et à mieux se situer dans les interactions qu’ils établissent avec les personnes porteuses de handicaps physiques et psychiques et de pathologies mentales qu’ils accompagnent.

 

2/ cadre de l'intervention:
Les séquences d’analyse des pratiques cliniques reposent sur l’invitation pour les professionnels à venir parler, avec un intervenant extérieur à la structure, de ce qu’ils vivent dans leurs relations professionnelles avec les usagers :

  • dans les répercussions que peuvent avoir sur leur travail d’accompagnement les troubles psychopathologiques observés

  • dans leurs difficultés à comprendre et à mettre du sens sur ces troubles

  • dans les atteintes qu’ils peuvent ressentir sur la manière dont ils conçoivent leur fonction éducative et/ou thérapeutique

  • dans les effets de ces troubles sur la vie d’équipe et les modalités relationnelles entre professionnels.

 Le travail d’analyse des pratiques cliniques se fera à partir du récit de séquences cliniques (faits, situations, présentation de cas…). La mise au travail d’analyse proposée par l’intervenant portera :

  • sur une meilleure capacité à conduire l’observation clinique par un questionnement plus précis sur la réalité clinique

  • sur une possibilité d’exprimer les émotions et ressentis de chaque professionnel face à ces situations comme des éléments faisant partie intégrante du travail d’accompagnement

  • la mise en perspective psychopathologique visant à dégager des sens possibles pour l’usager à ce qui peut paraître « insensé » pour les professionnels

  • l’élaboration d’une pensée d’équipe plus cohérente autour de l’accompagnement des usagers présentant des troubles du comportement.

La présence d’un intervenant extérieur se justifie non d’un « savoir » qui viendrait apporter des « solutions » mais de son extériorité aux situations cliniques qui lui permet de les questionner et d’aider à leur analyse sans être pris lui-même dans les effets institutionnels induits par les usagers présentant des troubles psychiques.

 

La prise de parole des professionnels doit être libre dans le respect des convenances relationnelles propres à une équipe professionnelle. Une obligation de discrétion
sur ce qui se dit dans cette instance est demandée non dans un souci de « secret » mais dans l’obligation de « contenir » dans un espace protégé ce qui se dit de problématique de la relation aux usagers.

L’intervenant est soumis lui-même, sauf cas de force majeure, à cette obligation de discrétion.

 

Les séquences d’analyse des pratiques cliniques n’ont pas pour fonction de se substituer aux instances cliniques par ailleurs mise en place par l’établissement (synthèse…). En ce sens il n’est pris, dans cet espace, aucunes décisions visant les modalités pratiques d’accompagnement.

 

Le cadre d’analyse proposé par l’intervenant repose essentiellement sur des outils psychopathologiques qui, au-delà des diagnostics (par ailleurs nécessaires), vise à tenter de comprendre ce que vit la personne handicapée ou malade dans son rapport à elle-même et dans son rapport au monde extérieur.

Les éléments théoriques convoqués feront plutôt référence, mais sans exclusive, aux données apportées par la psychanalyse d’orientation dite « kleinienne » et post-kleinienne.

 

 

II/ Analyse des pratiques "d'équipe":

 

 

1/ Objectifs :

 

La mise en œuvre de groupes de régulation déquipe se fonde sur le constat que le travail d’accompagnement des personnes présentant de graves troubles psychiques, vient générer chez chaque professionnel de l’établissement, quelle que soit sa fonction, des difficultés à se situer sur un plan personnel et collectif, à soutenir dans le temps le sens de son intervention soignante et/ou éducative et à le partager avec l’équipe.

Ces mécanismes propres à cette confrontation quotidienne à des personnes présentant des handicaps psychiques sont à terme générateurs de souffrance professionnelle, de perte de motivation, de conflits institutionnels… tous préjudiciables à la qualité de l’accompagnement des usagers.

 

2/ Cadre de l’intervention:

 

Le principe d’un groupe de régulation d'équipe repose sur la possibilité de mettre en mots l’expérience singulière de chacun des acteurs, de ce qui lui pose question ou problème dans son travail et plus particulièrement dans les relations professionnelles qu’il établit avec les autres professionnels de l’établissement.

La prise de parole doit être libre, hors de jugements de valeur, sans prérogatives hiérarchiques liées au statut ou au diplôme.

 

Ce travail de régulation visera à :

  • aider à une prise de recul et à une analyse des problématiques relationnelles soulevées dans un cadre sécurisant et contenant.

  • proposer une élaboration théorique et une mise en sens de ce qui peut être vécu comme difficile, voire douloureux dans les relations professionnelles

  • situer les différentes expériences exprimées par les professionnels dans une perspective psychopathologique liée aux problématiques des usagers accueillis dans l’établissement et qui s’infiltrent dans les
    multiples rouages de l’institution.

  • Ces effets de résonance entre les relations professionnelles et les problématiques des usagers constitueront un axe privilégié du travail de régulation.

 

Le principe de ce travail ne peut reposer que sur une adhésion de principe de la part des professionnels et sur un engagement à venir proposer des situations rencontrées dans la vie d’équipe et à s’associer activement au travail collectif d’élaboration et de réflexion.

Il est demandé aux professionnels participant à ce travail de ne pas divulguer à l’extérieur du groupe la teneur des échanges ceci afin de préserver la liberté de parole de chacun.

Cette disposition s’applique au formateur encadrant le groupe.

 

 

 Principes d'évaluation

 

Les séances d'analyse des pratiques cliniques ou d'équipe s'inscrivent dans une durée limitée, fixée d'un commun accord entre l'établissement et l'intervenant (une année, un nombre défini de séances...)

Au terme de cette durée, un bilan sera systématiquement proposé aux professionnels y participant en présence de la direction de l'établissement afin de faire une évaluation du travail: pertinence de l'intervention, effets ressentis, modalité d'animation de l'intervenant, qualité des échanges dans le groupe... L'évaluation portera sur les modalités de travail et ses effets et non sur le contenu des séances qui reste confidentiel. 

Après ce bilan, il appartiendra à la direction de l'établissement en accord avec les professionnels de reconduire le travail d'analyse des pratiques, de le différer ou de l'arrêter. S'il y a reconduite, une nouvelle durée sera fixée.

 

 

Ces interventions se font pour le compte du

Centre de Formation au Travail Sanitaire et Social

de la Fondation John Bost (CEF):

Campréal Est

50, Route de Ste Alvère

24100 BERGERAC

tel:05 53 22 23 00

fax: 05 53 23 93 05

cef@johnbost.fr

www.cef-bergerac.org

 

Pour tout renseignement contacter Michel DULONG:

michel.dulong@johnbost.fr

tel 05 53 22 12 50



07/10/2011
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